À propos de2021-10-06T20:41:52+00:00

Qu’est-ce que le TSAF?

FAQ sur le TSAF

1. Le TSAF n’est pas un trouble très commun.2021-12-09T16:51:32+00:00

On estime que 4% de la population canadienne aurait le TSAF (CanFASD, 2018). Bon nombre de ces enfants ne sont pas diagnostiqués en raison d’un manque de compréhension et de sensibilisation au TSAF, d’un manque de services de diagnostic et de la réticence des gens à admettre qu’il y a eu consommation d’alcool pendant la grossesse (Popova et coll., 2018).

1. Quels sont les signes indicateurs du TSAF ? Comment savoir si mon enfant a le TSAF ?2021-12-09T16:39:08+00:00

Si vous avez des inquiétudes au sujet de votre enfant, il est important d’en discuter avec votre prestataire de soins de santé, une travailleuse sociale ou un travailleur social. C’est important de le faire, surtout si vous savez ou soupçonné qu’il y a eu consommation d’alcool durant la grossesse. Un diagnostic précoce peut améliorer la situation des personnes ayant un TSAF, surtout s’il est accompagné du soutien et des services appropriés.

Il n’est pas facile de diagnostiquer le TSAF. Une équipe de spécialistes multidisciplinaire est chargée de l’évaluation ou du diagnostic. Il peut s’agir de médecins, de pédiatres, de psychologues, d’orthophonistes, de spécialistes du développement de l’enfant, de travailleurs sociaux et d’ergothérapeutes. Il revient à cette équipe d’établir le diagnostic.

1. Que puis-je faire pour mon enfant ayant le TSAF ?2021-12-09T17:21:50+00:00

Voici quelques trucs pour offrir de meilleures chances de succès à votre enfant :

  • Encouragez votre enfant
  • Cultivez ses forces et ses capacités
  • Obtenez un diagnostic précoce (avant l’âge de six ans), si cela est possible
  • Veillez à ce que votre enfant bénéficie le plus rapidement possible de services d’éducation spécialisée et du soutien de personnes qui comprennent le TSAF (reconnaissance officielle de l’enfant comme élève en difficulté, plan d’enseignement individualisé comprenant les services de soutien, les mesures d’adaptation, les outils, les plans d’apprentissage et de sécurité, etc.)
  • Renseignez-vous le plus possible sur le TSAF, sur les façons d’élever un enfant avec le TSAF et comment lui offrir le soutien nécessaire pour améliorer ses résultats
  • Offrez à votre enfant un milieu de vie chaleureux, encourageant et stable
  • Offrez-lui aussi un milieu libre de toute violence; enseignez-lui comment exprimer sa colère et sa frustration d’autres façons
  • N’oubliez pas de lui dire que vous l’aimez comme elle ou il est, et que vous serez toujours à ses côtés pour l’aider (Centres for Disease Control and Prevention, 2018)
1. En quoi consiste le trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) ?2021-12-09T15:19:09+00:00

Le Trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) est un terme diagnostique utilisé pour décrire les effets sur le cerveau et le corps des personnes exposées à l’alcool avant la naissance. Le TSAF est une invalidité permanente. Les personnes atteintes de TSAF rencontreront un certain degré de difficulté dans leur vie quotidienne et auront besoin d’aide pour développer leurs capacités motrices, leur santé physique, leur apprentissage, leur mémoire, leur attention, leur communication, leur régulation émotionnelle et leurs aptitudes sociales. Chaque personne atteinte de TSAF est unique et présente des forces et des difficultés.

Les effets de l’exposition prénatale à l’alcool peuvent inclurent :

  • Physique – malformation congénitale et problèmes de motricité
  • Mental – troubles cognitifs, de mémoire et difficulté à prendre des décisions
  • Comportemental – difficultés relationnelles, crises de colère
  • Apprentissage – résultats scolaires médiocres, difficulté avec les notions abstraites

Un diagnostic précoce et un soutien approprié peuvent améliorer leur situation. En 2016, de nouvelles lignes directrices ont été publiées au Canada. Deux types de diagnostic sont désormais possibles :

  • TSAF avec traits faciaux caractéristiques
  • TSAF sans traits faciaux caractéristiques

Les trois traits faciaux caractéristiques suivants indiquent une exposition prénatale à l’alcool :

  • Fentes palpébrales courtes – petits yeux
  • Philtrum lisse – sillon sous-nasal absent
  • Lèvre supérieure mince – moins de volume

La plupart des personnes atteintes du TSAF n’ont pas de traits faciaux caractéristiques parce qu’elles n’ont pas été exposées à l’alcool au stade particulier de la grossesse où le visage se dessine. À mesure que les personnes avancent en âge, les traits s’estompent. Les traits faciaux caractéristiques sont prédictifs d’une exposition à l’alcool pendant la grossesse, mais ne sont PAS représentatifs de la gravité des lésions au cerveau. En l’absence des trois traits faciaux caractéristiques, l’équipe de diagnostic doit confirmer que la mère a consommé de l’alcool pendant sa grossesse pour pouvoir poser un diagnostic de TSAF (Cook et coll., 2016). Les gens diagnostiqués avant 2016 peuvent avoir reçu les diagnostics suivants : effets de l’alcool sur le fœtus (EAF) ; malformation congénitale liée à l’alcool (MCLA) ; syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) ; syndrome d’alcoolisation fœtale partiel (SAFp) ; ou trouble neurologique du développement lié à l’alcool (TNDLA). Ces termes ne sont plus en usage au Canada.

2. Les personnes ayant le TSAF ont des traits faciaux caractéristiques.2021-12-09T16:51:53+00:00

Très peu de personnes ayant le TSAF présentent des traits faciaux caractéristiques. Ces traits (fentes palpébrales courtes, philtrum lisse, lèvre supérieure mince) sont présents s’il y a consommation d’alcool entre les 18e et 21e jours de la grossesse. Il n’y a pas de lien direct entre les traits faciaux caractéristiques du TSAF et les capacités intellectuelles de la personne.

2. Quels sont les traits caractéristiques communs du TSAF ?2021-12-09T16:29:27+00:00

Chaque personne a des aptitudes qui lui sont propres. Par exemple:

  • Éloquence
  • Talents artistiques ou musicaux
  • Athlétisme
  • Convivialité
  • Générosité
  • Détermination
  • Douceur envers les jeunes enfants et animaux

Voici une liste des défis communs que l’on observe chez les personnes ayant un diagnostic de TSAF:

  • Problèmes de mémoire – elles ont de la difficulté à emmagasiner l’information et à la récupérer. Souvent, elles remplissent leurs trous de mémoire en fabriquant une histoire. Les gens pensent alors qu’elles mentent.
  • Incohérence – elles comprennent une chose un jour et ne la comprennent plus le lendemain. Les gens pensent alors qu’elles font exprès de ne pas comprendre.
  • Impulsion, distraction, désorganisation – elles font et disent des choses sans réfléchir, ont de la difficulté à trouver les objets qu’elles cherchent ou à planifier et à finir une tâche.
  • Difficulté à suivre les consignes – elles peuvent répéter les consignes, mais ne peuvent pas les réaliser.
  • Pensée littérale – elles ne saisissent pas les plaisanteries ou sont incapables d’utiliser une information acquise d’une situation à l’autre.
  • Difficulté avec les concepts abstraits les mathématiques, la gestion de l’argent et du temps et les conséquences sont des concepts très difficiles à comprendre pour ces personnes.
  • Troubles cognitifs – ces troubles peuvent se manifester par un ralentissement de la pensée, les personnes ne comprennent alors que le tiers des mots d’une conversation menée à un rythme normal.
  • Retard de développement – elles peuvent agir plus jeunes que leur âge.
  • Mauvais jugement – elles sont incapables de prédire ou de comprendre les conséquences.
  • Retard dans le développement de la motricité – elles peuvent avoir de la difficulté avec leur motricité fine ou avec les activités exigeant de la coordination.
  • Piètres habiletés sociales – elles ont de la difficulté à se faire des amis et à les garder, ne peuvent pas lire le langage corporel et ne comprennent pas le concept des limites personnelles (Malbin, 2017).

Les personnes ayant un TSAF qui ne reçoivent pas le bon diagnostic et un soutien approprié peuvent faire l’expérience d’autres problèmes :

  • Difficulté à vaquer aux occupations quotidiennes
  • Incapacité à contrôler leurs frustrations, ce qui peut causer de l’agression
  • Problèmes de santé mentale
  • Dépendances et usage de substances
  • Perturbation du cheminement scolaire
  • Difficulté à garder un emploi
  • Démêlés avec la justice
  • Itinérance (Gouvernement du Canada, 2018)

Les personnes qui reçoivent un diagnostic précoce et un soutien approprié deviennent plus résilientes et ont du succès (Center for Disease Control and Prevention, 2017).

2. Quand dois-je parler à mon enfant de son TSAF ?2021-12-09T17:39:27+00:00

Le meilleur moment pour parler du TSAF à votre enfant… dépend de l’enfant. Chaque cas est différent. Lorsque les enfants ayant un TSAF commencent à poser des questions, notamment parce qu’ils ou elles se rendent compte de leurs difficultés, il est important d’entamer une conversation. Soyez honnête dès les premières questions de votre enfant pour éviter qu’elle ou il ne développe une image négative de soi-même. Parlez-lui tant et aussi longtemps qu’elle ou il démontre de l’intérêt, puis passez à autre chose. Glissez cette discussion entre d’autres sujets de conversation moins difficiles à aborder.

Les points à garder en tête lorsque vous discutez du TSAF avec votre enfant :

  • Le ton de la conversation devrait être décontracté, jugez si votre enfant démontre un intérêt ou non.
  • Utilisez un vocabulaire approprié à l’âge de votre enfant.
  • Expliquez-lui que le TSAF est causé par l’exposition prénatale à l’alcool.
  • Expliquez-lui que son cerveau fonctionne un peu différemment de celui des autres. Soulignez ses nombreux atouts et dites-lui que le TSAF n’est qu’une partie de qui elle ou il est. Servez-vous de contes, de photos et d’autres médias visuels pour vous aider à lui expliquer en quoi consiste le TSAF.
  • Reparlez du TSAF lorsque l’occasion se présente et fournissez plus d’information à mesure que votre enfant vieillit.
  • Expliquez le TSAF à ses frères et sœurs et même à ses amis. Vous pouvez ainsi les aider à accepter votre enfant et à comprendre pourquoi parfois elle ou il se comporte différemment.
  • Renforcez le fait que ce n’est pas de sa faute si elle ou il a le TSAF.
  • Expliquez que le fait d’avoir d’autres personnes dans sa vie pour la ou le guider et en prendre soin peut l’aider à mieux vivre avec le TSAF et à prendre de meilleures décisions. Votre enfant sera ainsi plus susceptible d’écouter les proches aidant·es qui s’en occuperont à mesure qu’elle ou il grandit. (TSAF région de Waterloo, 2013)

Si vous n’êtes un parent adoptif ou de famille d’accueil :

  • Insistez sur le fait que la mère naturelle de votre enfant ne savait qu’elle était enceinte, ne connaissait pas les risques liés à l’alcool ou n’allait pas bien pendant sa grossesse.
  • Ne parlez pas de honte ni de blâme pour éviter que votre enfant pense que sa mère naturelle lui ait fait du mal intentionnellement.

Si vous êtes le parent biologique :

  • N’oubliez jamais que vous n’aviez pas l’intention de faire du mal à votre bébé. Selon la situation, vous pouvez dire à votre enfant : « Je ne savais pas que j’étais enceinte » ou « Je ne connaissais pas les risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse » ou « Je n’allais pas bien pendant cette période de ma vie ». Répétez à votre enfant que vous l’aimez et que vous ne lui ferez jamais de mal intentionnellement.
2. Pourquoi est-il important d’obtenir un diagnostic ?2021-12-09T16:51:02+00:00

Le diagnostic du TSAF requiert les services d’une équipe multidisciplinaire ainsi qu’une évaluation physique et neurodéveloppementale complexe. Les lignes directrices canadiennes pour le diagnostic du TSAF, révisées en 2016, sont la référence principale pour établir ce diagnostic (Cook et coll., 2016).

Avantages du diagnostic :

  • Déterminer les points forts et les points faibles – la personne ayant un TSAF peut ainsi obtenir de l’aide pour améliorer ses points faibles et miser sur ses points forts
  • Avoir le soutien nécessaire pour pouvoir obtenir des services supplémentaires et des prestations gouvernementales
  • Fournir des réponses aux questions que se posent les enfants plus âgés ou les adultes quant à savoir pourquoi ils et elles sont différent·es
  • Tirer parti d’un soutien plus approprié peut contribuer à réduire l’incidence de problèmes additionnels
  • Aider les parents à comprendre comment mieux aider leur enfant à réussir
  • Fournir de l’information importante sur les services de soutien pour les jeunes qui passent à l’âge adulte, comme la représentation juridique et les fiducies (Cook et coll., 2016)
3. Comment puis-je aider mon enfant ayant le TSAF à l’école ?2021-12-09T17:58:04+00:00

Le TSAF commence à être de plus en plus reconnu et mieux accommodé dans les écoles. Cependant, cette reconnaissance est nouvelle, et certaines écoles peuvent être plus au courant que d’autres. Lorsque vous travaillez avec l’école, présentez-vous comme une personne-ressource qui rendra les choses meilleures pour l’enfant et plus faciles pour l’enseignant·e. Encouragez le personnel de l’école à vous consulter dans le processus de planification afin de mettre en place des mesures d’adaptation et d’éviter ainsi d’autres difficultés. (TSAF région de Waterloo, 2013)

  • Présentez-vous à l’école, à l’équipe administrative et à tout nouvel enseignant·e avant que votre enfant ne commence l’école ou une nouvelle année scolaire
  • Demandez une réunion de planification de la transition pour discuter des forces et des défis uniques de votre enfant; partagez ce qui a fonctionné pour les accommoder dans le passé et discutez des soutiens qui peuvent être obtenus de la part de l’école
  • Aidez les enseignant·es à comprendre que l’objectif, pour votre enfant, est l’interdépendance — l’indépendance n’est probablement pas un objectif atteignable — et à surveiller attentivement le niveau de soutien dont elle ou il a besoin
  • Assurez-vous que votre enfant a un Plan d’éducation individuelle (PEI) qui documente les soutiens individuels requis, les mesures d’adaptation, les modifications, les méthodes d’apprentissage et les objectifs éducatifs. Examinez régulièrement le PEI et travaillez en collaboration avec l’équipe de l’école lorsque des changements au PEI sont nécessaires. Votre enfant n’a pas besoin d’un diagnostic ou d’un Comité d’examen du placement individuel (CIPR)  pour obtenir un PEI.
  • Assurez-vous que votre enfant ayant un TSAF fait l’objet d’une réunion du CIPR; si ce n’est pas le cas, demandez-en un. Ce processus permet de déterminer l’« exceptionnalité » et le « placement » au ministère de l’Éducation.
  • Lorsque votre enfant commence une nouvelle année ou commence dans une nouvelle école, assurez-vous d’avoir un plan de transition
  • Familiarisez-vous avec tous les soutiens en matière d’éducation dans votre région géographique afin de déterminer ce qui pourrait aider votre enfant à réussir à l’école (FASD ONE, 2014).

 

 

 

3. Comment demander un diagnostic ?2021-12-09T16:55:52+00:00

Il n’est pas facile de recevoir un diagnostic du TSAF. Les services sont limités, certains sont financés et d’autres sont payants. De nombreux services de diagnostic en Ontario ont une liste d’attente ou ne desservent que les personnes d’une région donnée. Pour trouver le service de diagnostic le plus proche, vous pouvez regarder la liste des cliniques de diagnostic. Vous pouvez aussi communiquer avec le travailleur ou la travailleuse spécialisé·e en TSAF de votre région.

3. Peut-on guérir le TSAF ?2021-12-09T18:20:27+00:00

Il n’existe aucun traitement pour guérir le TSAF en raison des effets permanents de l’exposition prénatale à l’alcool sur le développement du cerveau et de l’organisme. La recherche évolue très rapidement au sujet de la prévention, du diagnostic de TSAF et des interventions et services de soutien efficaces. Il existe à l’heure actuelle de nombreux programmes et services de soutien qui contribuent à améliorer la situation des personnes ayant un TSAF. Avec l’aide appropriée et les services adéquats, ces personnes peuvent vivre une vie heureuse et bien remplie. Les mécanismes de soutien appropriés comprennent : les programmes d’éducation adaptés aux difficultés, les programmes de formation professionnelle, les services de tutorat, un environnement structuré et les services de soutien personnel tout au long de la vie. Il arrive souvent que les services ne soient pas disponibles ou coûtent trop cher. À mesure qu’évolue la recherche sur le TSAF et le développement du cerveau, nous en découvrirons davantage sur ce qui peut améliorer la situation des personnes avec un TSAF.

3. Les personnes ayant un TSAF ont un faible quotient intellectuel (QI).2021-12-09T16:05:30+00:00

Bien que le QI de nombreuses personnes ayant un TSAF se situe dans la fourchette « normale », cependant elles n’arrivent pas toujours à fonctionner comme leurs pairs du même âge. Autrement dit, leur QI peut se situer dans la moyenne, mais leurs capacités adaptatives sont inférieures à la moyenne. Étant donné que l’on se sert souvent du QI pour déterminer si une personne est admissible aux programmes et services de soutien, un grand nombre d’entre elles ont malheureusement beaucoup de difficultés à obtenir le soutien dont elles ont besoin (Université de l’Alberta, 2018).

4. Mon enfant a des comportements difficiles. Comment puis-je l’aider ?2021-12-09T18:08:25+00:00

Les enfants ayant un TSAF peuvent répéter les propos entendus, mais elles et ils ont souvent de la difficulté à comprendre ce qu’on leur dit, de même qu’à exprimer leurs sentiments. Lorsque des comportements difficiles se manifestent, votre enfant essaie de vous dire que quelque chose ne va pas, mais elle ou il n’a pas la capacité de comprendre ou de s’exprimer de manière appropriée.

Suggestions concrètes :

  • Déterminez comment se sent votre enfant en suggérant des mots pour identifier ses émotions.
  • Créez un tableau avec des photos du visage de votre enfant accompagnées d’étiquettes pour l’aider à nommer ses sentiments.
  • Ayez un endroit où votre enfant se sent en sécurité, où elle ou il peut se calmer ou exprimer sa colère ou sa frustration sans craindre d’être pénalisé·e pour son comportement.
  • Cherchez à comprendre pourquoi elle ou il agit ainsi. Faites preuve de patience, attendez que votre enfant soit capable d’en parler.
  • Ajustez le niveau de votre vocabulaire à celui de votre enfant. Si les phrases de votre enfant ne comportent que deux mots, les vôtres ne devraient pas en contenir plus de deux ou trois.
  • Utilisez des signes visuels. Parlez doucement et lentement, avec des phrases courtes. Faites une pause de 20 secondes entre les phrases pour permettre à votre enfant de comprendre ce que vous dites.
  • Répétez vos propos et faites preuve de constance. Utilisez les mêmes mots et les mêmes directives chaque fois, cela l’aide à emmagasiner la directive dans sa mémoire à long terme.
  • Ayez recours à des règles simples et précises. N’utilisez pas de mots abstraits. Les enfants atteints du TSAF ont de la difficulté avec les concepts abstraits.
  • Redirigez l’attention de votre enfant plutôt que de punir ou discipliner.
  • Récompensez les bons comportements immédiatement.
  • Portez une attention particulière à ses points forts.
  • Modifiez l’environnement, pas votre enfant. Elle et il sera ainsi moins susceptible d’avoir des comportements difficiles. N’oubliez pas que votre enfant a un trouble neurodéveloppemental: son comportement n’est pas réfléchi; elle et il n’essaie pas de vous contrarier volontairement. (TSAF région de Waterloo, 2013)
4. Les personnes ayant le TSAF « ne font pas d’efforts » et « mentent quand elles pensent être prises en défaut ».2021-12-09T16:08:39+00:00

Il arrive fréquemment que les personnes ayant le TSAF puissent faire une chose une journée, mais soient incapables de la faire le lendemain. Certaines personnes fabriquent une histoire si elles ont oublié un fait ou si elles ne comprennent pas le rapport de cause à effet. Cela s’explique par leur trouble: ce comportement n’est pas intentionnel.

4. Que savons-nous sur l’alcool et la grossesse ?2021-12-09T17:07:39+00:00

Puisque l’alcool est une neurotoxine et un tératogène, il n’y a pas de quantité, de type d’alcool, ou de moment sécuritaire pour boire durant la grossesse. C’est pourquoi il est recommandé de ne pas boire d’alcool du tout pendant la grossesse. Si vous consommez de l’alcool, utilisez un moyen de contraception fiable pour prévenir l’exposition prénatale à l’alcool. Si vous décidez d’avoir un enfant ou pensez être enceinte, cessez toute consommation d’alcool. (Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, 2018).

Si vous n’arrivez pas à cesser de boire de l’alcool pendant votre grossesse, essayez d’en réduire la consommation. Adressez-vous à une personne ou à un service de traitement des dépendances qui peut vous fournir l’aide dont vous avez besoin.

5. Les problèmes de comportement liés au TSAF sont attribuables aux piètres compétences parentales.2021-12-09T16:22:50+00:00

Les comportements observés chez les personnes ayant un TSAF sont attribuables aux effets d’une exposition prénatale à l’alcool sur le développement du cerveau et du corps. Ces personnes peuvent avoir des difficultés à gérer les frustrations et les défis de la vie quotidienne. Le manque de compréhension et de soutien approprié peuvent également engendrer des problèmes comportementaux. On a tendance à porter un jugement sur les compétences parentales des parents d’enfants ayant un TSAF lorsqu’on ne comprend pas ce qui provoque ces comportements.

5. Que puis-je faire pour éviter que mon enfant ait des démêlés avec la justice ?2021-12-09T18:11:31+00:00

La prévention est très importante :

  • Parlez à votre enfant de sécurité, du concept de la propriété, de ce qui est bien et de ce qui est mal. Ayez souvent cette conversation.
  • Minimisez les influences négatives : apprenez à connaître les amis de votre enfant et leurs parents
  • Aidez votre enfant à trouver de bons modèles et de bons amis qui ne se droguent pas, ne consomment pas d’alcool ou n’adoptent pas de comportements à risque.
  • Supervisez les interactions quand vous le pouvez.
  • Défendez les droits de votre enfant. Personne d’autre ne connaît mieux votre enfant que vous, n’ayez pas peur de vous porter à la défense de votre enfant en ce qui concerne les accusations et les peines appropriées et les programmes de justice réparatrice.
  • Demandez à votre enfant de toujours avoir sur elle ou sur lui une carte d’identité informant les autres de son TSAF et du fait qu’elle ou il peut avouer ou dire des choses inexactes. (TSAF région de Waterloo, 2013)
5. Est-ce que la consommation d’alcool pendant l’allaitement peut causer le TSAF ?2021-12-09T17:10:41+00:00

La consommation d’alcool pendant que vous allaitez ne cause pas le TSAF. Le TSAF est causé seulement par l’exposition prénatale à l’alcool. Toutefois, il est bon de savoir que l’alcool consommé avant d’allaiter ou pendant l’allaitement passe dans le lait biologique et donc au bébé. Si vous voulez boire un verre à l’occasion et que vous allaitez, attendez que votre bébé ait au moins trois mois, son système sera plus développé. Si vous allaitez, planifiez votre consommation d’alcool pour assurer la sécurité de votre bébé. (Centre de ressources Meilleur départ, 2016).

6. À mesure que les enfants vieillissent, les symptômes disparaissent.2021-12-09T16:28:31+00:00

Le TSAF est un trouble physique et systémique qui perdure la vie entière. Toutefois, un diagnostic précoce, un soutien approprié et constant, ainsi qu’un milieu de vie stable peuvent améliorer la situation des personnes qui ont le TSAF.

6. Comment réduire l’incidence du TSAF ?2021-12-09T17:17:10+00:00

De nombreuses études ont été menées pour déterminer comment réduire l’incidence du TSAF. Il ne suffit pas de se contenter de dire aux femmes de ne pas boire d’alcool pendant leur grossesse. Il est important de combiner plusieurs stratégies pour réduire l’incidence du TSAF :

  • Sensibilisation aux risques associés à la consommation d’alcool pendant la grossesse.
  • Brèves conversations routinières avec les femmes et les hommes en âge de procréer sur leur consommation d’alcool et la nécessité d’utiliser un moyen de contraception fiable s’ils boivent de l’alcool.
  • Des services de soutien libres de tout jugement pour aider les personnes enceintes à cesser de consommer de l’alcool ou à en réduire la consommation pendant la grossesse.
  • Des services de soutien libres de tout jugement pour aider les personnes enceintes après la naissance du bébé à maintenir une consommation d’alcool à un niveau plus sûr et à demander une évaluation de leur bébé, le cas échéant.
  • Des politiques et des mesures d’aide visant à réduire la quantité d’alcool consommée dans l’ensemble de nos collectivités. (CanFASD, 2013)
6. Mon enfant a des démêlés avec la justice. Où puis-je obtenir de l’aide ?2021-12-09T18:16:28+00:00

Les personnes ayant le TSAF, jeunes comme adultes, sont vulnérables et surreprésentées dans le système de justice. Selon la John Howard Society of Ontario (2010), les jeunes ayant un TSAF sont 19 fois plus susceptibles d’être incarcérés que les autres jeunes et 60 % des personnes de plus de 12 ans vivant avec le TSAF ont été accusées ou reconnues coupables d’un crime.

Dépendamment de l’endroit où se situe une personne ayant le TSAF sur le spectre, elle peut avoir de la difficulté à se contrôler, des problèmes de mémoire ou faire preuve d’un mauvais jugement. Elles ont besoin d’aide pour rester en sécurité et éviter les ennuis. Ces problèmes peuvent les amener à adopter des comportements à risque, à être facilement convaincues de faire des choses illégales, à assumer le blâme pour d’autres ou à être les victimes d’actes criminels. Votre enfant aura peut-être besoin que vous soyez sa personne de confiance pour l’aider à prendre de bonnes décisions et à comprendre les conséquences de ses actes.

Si votre enfant a des démêlés avec la police et la justice à cause d’un comportement criminel, essayez de rester calme et obtenez du soutien et des conseils. S’il y a un groupe de soutien TSAF dans votre région, demandez-leur de vous aider et de vous fournir de l’information. Dans la plupart des cas, l’enfant ne comprendra pas ce qui se passe et pourquoi elle ou il a des ennuis. Votre calme et votre aide seront d’un grand soutien pour votre enfant.

Il peut être utile de créer un livret qui explique les besoins uniques de votre enfant aux policiers, avocats, juges et personnel correctionnel. Dans certains cas, c’est essentiel pour que votre enfant reçoive le traitement approprié à tous les échelons. Vous pouvez aussi réclamer que l’on considère des mesures différentes au lieu d’une poursuite judiciaire. Parmi ces mesures, on compte le dédommagement supervisé, les lettres d’excuses aux personnes lésées et le retour des articles volés.

7. Le TSAF ne touche que les personnes issues d’un groupe ethnique, social et culturel précis.2021-12-09T16:52:13+00:00

Le TSAF touche toutes les collectivités de l’Ontario et du Canada. En 2015, 76,7 % des Ontariennes de 15 ans et plus consommaient de l’alcool. Au Canada, on estime que 50 % des grossesses ne sont pas planifiées. Ces statistiques démontrent donc clairement que de nombreux bébés seront exposés à l’alcool pendant la grossesse, peu importe le niveau d’éducation, l’âge, le groupe ethnique ou les antécédents culturels de la mère. (Ialomiteanu et coll., 2016, CanFASD, 2018).

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But du site Web

Bienvenue à TSAF Ontario, votre source d’information fiable et à jour sur le Trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale (TSAF) pour l’Ontario. Sur ce site Web vous pourrez trouver des services et soutiens spécialisés, découvrir des ressources et formations et être au fait des dernières nouvelles et événements en lien avec le TSAFNous espérons que vos visites seront nombreuses! 

Qui sommes-nous?

Ce site Web sur le TSAF a été conçu par Nexus santé grâce des subventions accordées par le Gouvernement de l’Ontario. Depuis plus de 30 ans, Nexus santé, organisme bilingue désigné, travaille de concert avec divers partenaires pour créer des communautés en santé, équitables et dynamiques dans lesquelles les personnes de tout âge peuvent s’épanouir. Dans le cadre de notre travail, nous mettons l’accent sur le développement sain des enfants, la mobilisation communautaire et l’établissement de partenariats. Ces secteurs sont essentiels à la création de communautés équitables qui soutiennent leurs membres les plus vulnérables et à l’édification d’un avenir plus sain et prospère pour l’ensemble des Canadien·nes.

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